BTS CG E7 — Contrôle de gestion et analyse financière

L’épreuve pratique, le passeport professionnel et la méthode.

En bref : l’épreuve E7 « Situations de contrôle de gestion et d’analyse financière » est une épreuve pratique de coefficient 5, qui vaut 15 crédits ECTS. Elle évalue les processus P5 (analyse et prévision de l’activité), P6 (analyse de la situation financière) et P7, sur poste informatique, à partir des situations professionnelles vécues par le candidat et consignées dans son passeport professionnel. En contrôle en cours de formation, elle se joue en deux temps notés 14 et 6 points ; en forme ponctuelle, c’est un oral de 30 minutes précédé de 30 minutes de préparation. Il n’existe donc ni sujet national ni annale de l’E7 : elle ne se prépare pas sur des sujets d’examen. Jusqu’à la session 2024, cette épreuve portait le numéro E5.

L’épreuve

  • Nature Pratique, sur poste informatique
  • Durée 30 min (+ 30 min de préparation)
  • Coefficient 5
  • ECTS 15

L’arrêté lui assigne deux finalités, et deux seulement : l’analyse et la prévision de l’activité, et l’analyse de la situation financière. C’est toute la gestion du BTS CG, réunie dans une épreuve qui ne s’écrit pas.

La forme la plus répandue est le contrôle en cours de formation, dans les établissements habilités. Les candidats des autres établissements, ceux de la formation à distance et ceux qui se présentent au titre de leur expérience professionnelle passent une épreuve orale ponctuelle de 30 minutes, sur poste informatique elle aussi.

Pourquoi il n’existe pas d’annales de l’E7

C’est la première chose à comprendre, parce qu’elle détermine toute la préparation. Une épreuve donne lieu à des annales quand un sujet national est composé, distribué le même jour à tous les candidats, puis rendu public. Ce n’est pas le cas ici.

L’E7 « prend appui sur des situations professionnelles vécues par le candidat au cours de sa formation, notamment au cours des ateliers professionnels ». Le support de l’épreuve, c’est le travail du candidat — pas un sujet écrit par une commission nationale. Chaque candidat est donc évalué sur un matériau différent, le sien.

Conséquence : chercher des « annales BTS CG E7 » est une impasse, et les documents qui circulent sous ce nom sont presque toujours d’anciens sujets d’E5 antérieurs à 2025 — c’est-à-dire, sous l’ancienne numérotation, l’ancêtre de l’épreuve actuelle, mais dans une forme écrite qui n’existe plus. La seule épreuve professionnelle du BTS CG à donner lieu à des annales est l’étude de cas E5.

Ce qui se révise, en revanche, ce sont les méthodes mobilisées par les processus P5 et P6. Elles sont parfaitement identifiables, et ce sont les mêmes qu’en DCG.

Le programme : les processus P5 et P6

Les deux processus totalisent 252 heures sur les deux années — mais réparties de façon très déséquilibrée : 72 heures en première année, 180 en seconde. Le contrôle de gestion et l’analyse financière arrivent tard dans la formation, ce qui laisse peu de délai entre la découverte d’une méthode et son évaluation.

Activité Ce qu’elle recouvre
P5 — Analyse et prévision de l’activité
5.1 Identification de la structure des coûts Charges fixes et variables, charges directes et indirectes, marge sur coût variable.
5.2 Calcul, contrôle et analyse des coûts de revient Coûts complets, coûts partiels, répartition des charges indirectes, analyse des écarts.
5.3 Prévision et suivi de l’activité Séries chronologiques, ajustement linéaire, coefficients saisonniers, prévision des ventes.
5.4 Mise en place d’une gestion budgétaire Budget des ventes, des approvisionnements, de production, budget de trésorerie.
5.5 Élaboration des tableaux de bord opérationnels Choix des indicateurs, seuils d’alerte, présentation à un décideur.
P6 — Analyse de la situation financière
6.1 Analyse de la performance Soldes intermédiaires de gestion, capacité d’autofinancement, ratios de rentabilité.
6.2 Analyse de la rentabilité d’un investissement Flux nets de trésorerie, valeur actuelle nette, indice de profitabilité, délai de récupération.
6.3 Analyse de l’équilibre financier Bilan fonctionnel, fonds de roulement net global, besoin en fonds de roulement, trésorerie nette.
6.4 Analyse de la trésorerie et de la solvabilité Ratios de liquidité et de solvabilité, délais clients, fournisseurs et de stockage.
6.5 Analyse des modalités de financement Emprunt, crédit-bail, augmentation de capital, coût des ressources, effet de levier.
6.6 Analyse dynamique des flux financiers Tableau de financement, lecture des flux de trésorerie.

S’ajoute le processus support P7, obligatoirement mobilisé : recherche d’information, gestion des informations de l’organisation, contribution à la qualité du système d’information. Concrètement, c’est le tableur, le progiciel de gestion intégré et la base de données — l’outil avec lequel le travail est produit, et sur lequel le candidat sera interrogé.

Le passeport professionnel et les trois fiches

Le dossier support de l’épreuve comprend deux éléments : le passeport professionnel du candidat, tenu tout au long de la formation, et trois fiches descriptives de situations professionnelles couvrant les processus P5 et P6 et mobilisant P7.

Une situation professionnelle, au sens du référentiel, n’est pas un exercice. C’est « la réalisation de plusieurs travaux complémentaires répondant à des missions situées dans un contexte », caractérisée par trois traits : la mise en œuvre des ressources du système d’information comptable, la mobilisation d’activités des processus P5, P6 et P7, et une visée opérationnelle. Elle doit relever d’au moins deux processus différents, dont obligatoirement P7.

Le contrôle de conformité du dossier est effectué par les autorités académiques avant l’interrogation, et ses conséquences sont lourdes : un dossier non conforme entraîne la mention NV — non valide, le candidat « même présent à la date de l’épreuve, ne peut être interrogé », et « en conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré ». Deux motifs suffisent : l’absence de dépôt, ou le dépôt hors du délai fixé par la circulaire d’organisation.

Il faut le dire clairement : une date de dépôt manquée coûte le diplôme entier, quels que soient les résultats aux autres épreuves. C’est le risque administratif le plus élevé du BTS CG, et il ne dépend d’aucune compétence comptable.

Le déroulé de l’épreuve

En contrôle en cours de formation

Le CCF comporte deux temps d’évaluation, conduits à partir des situations recensées périodiquement dans le passeport professionnel.

  • Situation A — 14 points. Centrée sur les situations professionnelles du passeport, elle se déroule dans le cadre normal de la formation, dès la première année, et prend appui sur des informations prélevées tout au long du parcours. La commission est composée de deux professeurs, dont au moins un chargé des enseignements de P5, P6 ou P7.
  • Situation B — 6 points. Sur poste informatique, à partir du dossier (passeport + trois fiches). La commission choisit l’une des trois situations présentées par le candidat. Durée maximale de 20 minutes, obligatoirement après la situation A, en fin de parcours. La commission comprend ici deux professeurs et un professionnel.

Le déséquilibre 14 / 6 mérite d’être connu : plus des deux tiers de la note se jouent au fil de la formation, pas le jour de l’oral final. Un candidat qui découvre l’existence de l’épreuve en deuxième année a déjà laissé passer l’essentiel du barème.

En forme ponctuelle

L’oral dure 30 minutes, après 30 minutes de préparation, et se découpe en deux parties :

  1. 10 minutes au maximum. Le candidat présente et explicite le contexte, puis explique et justifie les démarches, les méthodes et les traitements qu’il a mis en œuvre.
  2. 20 minutes au maximum, sur poste informatique. La commission interroge le candidat sur ses réponses pour mesurer son degré d’approfondissement, de justification et d’analyse. Puis elle propose oralement des modifications de paramètres.

Cette seconde phase est le cœur de l’épreuve, et c’est celle que les candidats anticipent le moins. L’arrêté donne ses propres exemples : « modification d’un délai de paiement pour apprécier les conséquences sur la trésorerie ou sur les ratios de structure, d’un élément de coût ». Le candidat est ensuite « invité à analyser les résultats obtenus ».

Autrement dit : on ne demande pas de refaire le travail, on demande de le faire bouger. Un tableau construit à la main, sans formules, s’écroule à la première modification demandée — et l’évaluation porte précisément, dit le texte, sur « le niveau de conceptualisation et la capacité de transfert du candidat ».

Où se jouent les points

Les huit critères d’évaluation officiels sont les mêmes en CCF et en ponctuel : respect et mise en œuvre des méthodes et procédures ; maîtrise des techniques de traitement des informations financières et de gestion ; qualité et conformité des documents produits ; pertinence de l’analyse ; efficacité dans la mise en œuvre de l’environnement numérique ; qualité de l’adaptation à la spécificité des situations et à leurs aléas ; pertinence et justification des démarches ; qualité et efficacité de la communication.

Deux d’entre eux ne portent ni sur le calcul ni sur l’outil : la pertinence de l’analyse, et la qualité de la communication. Un candidat capable de produire un tableau de bord juste mais incapable de dire ce qu’il en conclut perd sur les deux. À l’inverse, la formule d’un seuil de rentabilité juste ne vaut ici que par le commentaire qu’on en tire — c’est une épreuve où l’on parle de ses chiffres.

Le troisième levier est l’outil. « Efficacité dans la mise en œuvre de l’environnement numérique » signifie que la manière de construire le fichier est notée, pas seulement le résultat affiché. Un classeur paramétré, dont les hypothèses sont dans des cellules identifiées et non figées dans les formules, absorbe les modifications demandées par la commission. C’est le meilleur investissement de préparation à cette épreuve.

Questions fréquentes

Y a-t-il des annales de l’épreuve E7 du BTS CG ?

Non. L’E7 est évaluée à partir des situations professionnelles vécues par chaque candidat, consignées dans son passeport professionnel : il n’existe ni sujet national, ni corrigé, donc aucune annale. Les documents qui circulent sous ce nom sont des sujets de l’ancienne épreuve E5 écrite, antérieurs à la session 2025.

L’ancienne épreuve E5 est-elle devenue l’E7 ?

Oui. L’arrêté du 8 juillet 2024, applicable à compter de la session 2025, a renuméroté les épreuves : « Situations de contrôle de gestion et d’analyse financière » est passée de E5 à E7, avec les mêmes finalités et le même coefficient 5.

Quel est le coefficient de l’E7 ?

Coefficient 5, pour 15 crédits ECTS, sur un total de 39 points de coefficient au diplôme.

Combien de fiches de situations professionnelles faut-il déposer ?

Trois, couvrant les processus P5 et P6 et mobilisant P7, accompagnées du passeport professionnel. La commission en choisit une seule le jour de l’épreuve — mais le candidat ne sait pas laquelle : les trois doivent être maîtrisées.

Que se passe-t-il si le dossier n’est pas déposé à temps ?

Le dossier est déclaré non conforme, l’épreuve reçoit la mention NV (non valide), le candidat ne peut pas être interrogé même s’il est présent, et le diplôme ne peut pas lui être délivré. Les deux motifs de non-conformité prévus par l’arrêté sont l’absence de dépôt et le dépôt hors délai.

Quelles sont les deux parties de l’oral ponctuel ?

Dix minutes au maximum de présentation du contexte et de justification des démarches, puis vingt minutes au maximum sur poste informatique : questions d’approfondissement, puis modifications de paramètres proposées oralement par la commission, que le candidat doit répercuter et commenter.

Quelles méthodes réviser pour l’E7 ?

Celles des processus P5 et P6 : structure des coûts et coûts de revient, prévision des ventes, gestion budgétaire, tableaux de bord, soldes intermédiaires de gestion et capacité d’autofinancement, bilan fonctionnel et fonds de roulement, rentabilité d’un investissement, modalités de financement, tableau de financement. Ce sont, à peu de chose près, les mêmes méthodes qu’aux UE6 et UE11 du DCG.